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Porte-fenêtre : le seuil, point faible n°1 face aux infiltrations
Publié le 28 octobre 2026
Les infiltrations par le seuil des portes-fenêtres représentent 3 % de la sinistralité totale selon l’Agence Qualité Construction (AQC). Elles surviennent surtout par vent fort, qui rabat l’eau contre la menuiserie, et touchent aussi bien la pièce que l’étage inférieur : flaques, embellissements abîmés, cloisons plâtre dégradées.
Les causes les plus fréquentes
- Défaut d’étanchéité entre rejingot et pièce d’appui : la cause n°1.
- Drains du seuil ou de la pièce d’appui bouchés.
- Calfeutrement extrudé à la va-vite après la pose, sans fond de joint : des vides restent, surtout dans les angles.
- Absence de larmier (goutte d’eau) sur l’ouvrant.
- Rejingot absent ou pente du seuil insuffisante, plancher continu intérieur/extérieur, garde à l’eau réduite après réfection de terrasse (isolant + protection).
Les cotes à retenir
- Rejingot ≥ 25 mm, retourné en tableau d’une seule pièce (pas de reprise de coulage).
- Pente de l’appui maçonné : 10 %, faces de contact régulières et horizontales.
- Cordon d’étanchéité continu, sur fond de joint, idéalement posé avant la menuiserie pour en contrôler l’application.
- Accessibilité PMR : ressaut < 2 cm vers balcons et terrasses privatifs. À traiter dès la conception ; un caniveau devant la baie est préférable à une simple étanchéité côté intérieur.
Le bon réflexe
Coordonner les lots en amont (gros œuvre, menuiserie, revêtement de sol, étanchéité, ITE), soigner la mise en œuvre et prévoir l’entretien régulier des drains et calfeutrements.
Références : NF DTU 36.5 (mise en œuvre des fenêtres et portes extérieures), NF DTU 20.1, NF DTU 44.1.